30.10.2009

Sourire (úsměv, smile, sorrir)

Retrouvons le sourire car l'EPA...Dit qu'on va le garder...

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14.10.2009

Coulure et peinture

Chères télécandidatureS,
Sachez que je ne peux plus vous voir en peinture !
Il faut que j'admire plus haut et que je respire du beau ; ça soulageS.

(Photo bientôt)

29.09.2009

Injure sans toi...

Muet, ton Blackberry dernier cri ne quitte pas ta ceinture. Dans ton sourire de fracture, tu songes à tes capitaux futurs. Eructant tes mots brouillés par la friture, le doigt érigé vers l'azur, tes promesses de traître manquent cruellement d'allure. Même avec mauvaise mine, tu fais toujours bonne figure ; le nez dans les mixtures des soirées de luxure avec mauvais goût et vraie fourrure. Inventif, tu vas nous montrer de quel bois tu te chauffes, mais de ce chêne somptueux tu n'es que sa pauvre lasure. Tes folles aventures bafouillées de fissures, une existence obscure et inventée que tu projettes sur les murs, alors que le dimanche, comme un branque, tu briques ta belle voiture. Tu milites comme tu peux dans un vague parti en vogue en te prenant pour un influent, c'est sûr ; un dur doté d'une vraie posture. Hypnotiques logorrhées épistolaires dans lesquelles tu te perds à rassembler du vide pour éviter de vivre. Jouer au paon de grande envergure, petit oisillon de mauvais augure, négligeant l'autre bien sûr en lui crachant à la figure et en détournant le regard dans une éclaboussure. Nabot, ton habit est comme il se doit ; sur mesure. Tu étouffes étriqué dans la doublure indomptable de ton costard basse couture. Ton destin de raclure t'échappe aveuglé par de multiples et brillantes fioritures. Ta bouche n'est que morsure, ton regard du cyanure et ton âme ; une moisissure. Tu prônes la liberté, promoteur de l'ouverture mais hélas ce n'est pas encore la bonne conjoncture. Tes lapsus camouflent grossièrement tes grasses nourritures. Ta vie n'est que salissures, tes amours de pâles blessures. Ton reflet que tu imagines grande peinture n'est en fait que petite devanture. Ton corps toujours planqué dans une armure, tes sentiments froids au chaud derrière tes interminables clôtures.
Malgré tout, il arrive parfois que mon esprit se souvienne de toi, qui lui ressemble un peu je te jure, et lentement ma pensée se retourne sur ton sourire de torture... de tes commissures dans la nature, de la douceur de ton murmure, de ton odeur impure ou au contraire de fraîche confiture et puis de ton image qui, malgré moi, perdure...
Mais je sais qu'on ne badine pas avec les murs.pasdanslaneige.jpg



Injure sans toi est injure perdue.
podcast

 

 

 

20.09.2009

Quelques mots

Jamais un mot plus haut que l'autre
Au bas mot, c'est faux.

Qui ne dit mot consent
Qui ne dit cent mots cons n'est pas digne de raison.

Mon petit mot
Minuscule

A mots couverts
A couteaux tirés et pas très bien dans son assiette, il restaure la table bien mise, caché derrière un verre fumé pour chasser les regrets nappés à carreaux dans son esprit en toile cirée, c'est louche...
Prenez-en de la graine, Guy.

Ne pas mâcher ses mots
Articule !

Sans mots dire
...

Avoir le dernier mot
A voir le dernier mot, je vous le laisse avec plaisir.

13.09.2009

Pas de bol

Une assiette creuse et deux cuillères se sont dissimulées dans cette photo.
A toi de les retrouver...
(Aucune retouche couleurs : si c'est pas magnifique quand même...)
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05.09.2009

La guerre stylée du stylo

Je ne peux pas vous en dire plus car figurez-vous que mon stylo Bic 4 couleurs est rétractable, et donc parfois il décide que...
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03.09.2009

Cons & Conjonctions

A comme Abruti & Amoureux
B comme Brindille & Boulimique
D comme Dérisoire & Déontologie
F comme Fantaisie & Fascisme
G comme mon point sur ton i
I comme Idiote & Idiote
J comme Judas & Jésus
K comme Kubrick & Koh Lanta
M comme Mika & Musique
T comme Tartuffe & Télévision
U comme Unis & Utopie
V comme Vendredi & Viande
Y comme Yourte & Yacht
Z comme Zigoteau & Zorro.

A vous...

01.09.2009

Et pluie puis rien

Le vent chaud fixe les feuilles étoilées des platanes desséchés. Le piéton taille haute taille la route, tête basse, et rampe au ralenti. Les voitures aussi. Le vélo plaque le fondant bitume et avec le cycliste moite ça colle bien. La rue transpire son été. Le macadam porte bien son nom et s'évente outrageusement des jupes légères des dames bien vêtues. Les glaces impudiques en cornet expirent sur les poignets malhabiles des enfants gourmands. Le cake fait la tronche. Les parfums capiteux capitule dans la capitale et même jusqu'à la place du capitole. La fraise se meurt, vive la fraise. Sous le cagnard, le canard découvre l'extase à une lettre près. Le connard en revanche, fidèle à lui-même, prend tout au pied de la lettre. Les doigts de pieds vernis dansent libres dans les sandales bridées. La terre entière se ride de douleur, assoiffée. Le paysage éblouissant frime de sa superbe clarté devant des millions de lunettes de soleil intimidées et qui observent en douce. La moiteur des cœurs favorise le rapprochement des corps. Les murs travaillent sans faille et Pierre sue à grosses gouttes...
Goutte, goutte, goutte, Gouttes, GOUTTES, GOUTTES et pluie... plus rien.
podcast

(photo à suivre, le temps d'aller sous la flotte et de revenir...)

Overseas Telegram

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J'espère que tu aimes, c'est assez beau non ? ...

27.08.2009

Aux pieds levés

Avoir les pieds sur terre
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Attendre de pied ferme
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26.08.2009

Zapping

Zapping Franco//...
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 ... //Arte.
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25.08.2009

Parc Montsourire

Quelques sourires volés dans le silence...
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Quand les feuilles de Montsouris balancent et que le souvenir se fait offense...

16.08.2009

Quand c'est pâleur...

C'est dans une petite salle de cinéma intimiste de la capitale, où le matin peu de gens vont, que se déroule l'action. Des petits couloirs et un escalier biscornu mène à une salle usée et légèrement éclairée. A peine une dizaine de sièges sont occupés, cela me rassure. Moi et mes dix minutes de retard reprenons notre souffle. Devant moi, un écran de velours rouge foncé se balance. L'horizon est dégagé comme ma nuque. Point de publicité ni même de cornets glacés, quelques vieux peu bavards et cerise sur le gâteux : aucun pop-corn n'a osé nous infliger sa bruyante présence. Les sièges abîmés laissent imaginer que jadis, ils frimaient brillants et ornés de beaux ourlets. Que des bouches silencieuses, très souvent les plus belles, bien ourlées. Bref, déjà un vrai petit miracle...
Picnic at Hanging Rock.
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Réalisé en 1975, ce film contemplatif, dont l'extraordinaire image a été -à juste titre- maintes fois récompensée, est donc de ce post, le sujet.
L'histoire est simple et intrigante. 1900, en Australie dans un pensionnat, un groupe de jeunes filles belles et pâles s'apprête à faire un pique-nique à Hanging Rock. Mais quelques unes, plus curieuses que les autres, s'aventurent inconscientes un peu plus loin que permis dans cet endroit rocailleux, désert et mystérieux où toutes les montres s'arrêtent à midi.
Quand c'est pâleur...
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Quatre jeunes filles vont disparaître mystérieusement entre les rochers.
Des couleurs, du pastel raffiné. Du blanc, des jupons. De l'ocre, des cheveux longs. Du vert discret, de la lenteur et ce vent chaud chargé d'odeurs poudrées, d'herbes folles et de curiosités. De la beauté pure.
D'emblée, le réalisateur nous plonge dans les jeux de cartes jaunis, les jardins paisibles et endormis, le bruissement discret des non-dits et les amitiés ambiguës du pensionnat suintant de désirs sans jamais le dire...
Peter Weir réalisera plus tard le cercle des poètes disparus (beaucoup beaucoup moins bien) et Sofia Coppola s'inspirera de ce pique-nique pour son Virgin Suicides, d'où une subite envie d'Air.
Respirez, je souffle...
podcast

11.08.2009

Saint-Lazare

Il n'y a jamais de hasard gare Saint-Lazare...
Cloué dans son lit en fer forgé, Gaspard soupire devant sa fenêtre. Le temps grisâtre laisse présager un sale été. Un fond de musique classique virevolte dans la pièce immense. La fièvre s'est emparée de lui, traîtresse, en plein mois de juillet. Les réjouissances âpres et médicamenteuses vont enfin s'achever. Julie avait été très présente, quelquefois un peu trop. Elle ne venait jamais dans la journée. En revanche, elle apparaissait presque toutes les nuits à 1h20 du matin. Très précise, elle venait partager avec lui son sommeil et bien plus en corps. Elle n'aimait que le noir, l'obscurité. Julie et sa fougue ; il faudra qu'il s'en occupe un jour. Gaspard gratte son oeil qui pique épuisé d'antibiotiques et de l'autre examine le second barreau du lit, en partant de la gauche : il rouille. Il faudra qu'il s'en occupe un jour. Juste un seul barreau est rouillé. Il sourit intérieurement en se souvenant de la cause de cette érosion localisée. En fait, l'histoire singulière est un peu grivoise ; lors d'une nuit particulièrement bien... Qui peut avoir le mauvais goût de s'éterniser sur sa sonnette à cette heure-ci ? Julie ? Non, ce n'est pas son genre et en plus il fait encore jour. A moins que... Non. Il s'approche intrigué de la porte d'entrée rouge usée, lorgne puis ouvre. Une petite enveloppe verte trône sur le paillasson. Avec précaution, il entame l'ouverture.
Verdi aussi.
Gaspard, rendez-vous gare Saint-Lazare 23h, voie 16 côté départ
Tout d'abord amusé, il songe que son deuxième prénom Ernest aurait pu le mener gare de l'Est. Il file se recoucher et s'interroge. Gaspard sait pertinemment que sa curiosité ne va pas résister longtemps : il ira. Pourtant, il se sent encore un peu faible mais son goût du jeu prend le dessus et le dessus de lit glisse à terre. Il se hisse hors du plumard, l'oeil hagard Saint-Lazare bien entendu. Il faut voir le bon côté des choses se dit-il pragmatique, demeurant rue Boursault près des Batignolles même sans bagnole, c'est à deux pas de la gare. Sur son poignet massif, sa vieille Casio F-91W digitale affiche 22h24. Cela ne lui laisse pas beaucoup de temps pour gamberger, parfait. Il adore arpenter la rue de Rome sinueuse et si frileuse. En marchant, Gaspard laisse derrière lui quelques effluves d'Habit Rouge. Il s'est parfumé vite fait, on ne sait jamais si l'énigme est bien faite... A présent, l'imposante gare se dresse fièrement devant lui et l'attire de ses bras tentaculaires. Gare Saint-Lazare. Voie 16. Un regard furtif sur sa Casio, vérification 22h57. Soudain, un homme immense et maigre à l'allure improbable longe le couloir deserté et se dirige vers lui d'un pas rapide et décidé. Il s'arrête net à quelques centimètres de Gaspard et lui tend nerveusement un papier vert. D'une voix métallique, il lui dit "Trop de monde ce soir dans les couloirs de la gare Saint-Lazare, Gaspard...". Puis, il disparaît dans un rire aux éclats de noisettes caramélisées enrobé de mystère vanillé. La faim le tenaille et son ventre grogne. Les rimes le font moins marrer du coup. Il décide d'attendre encore un peu voir si autre chose se passe. Rien. Agacé, finalement il rentre chez lui. Une fois devant sa porte, une drôle d'impression enveloppe tout son être convalescent d'une angoisse naissante. Il pousse lentement la porte, tout est noir. L'obscurité fausse le volume de la pièce, il est perdu et tâtonne un long moment avant d'atteindre son lit. Soudain, il distingue une silhouette qui s'avance et la vision rassurante de Julie éclaire peu à peu la pièce. Il se réveille dans un sursaut. Drôle de rêve, pense t-il encore étourdi de son imaginaire absurde.
Julie, le regard bienveillant, s'approche près du lit en fer forgé, se pose sur le rebord et frôle du bout des doigts le seul barreau rouillé...
Elle s'excuse et lui glisse dans un murmure "il est 1h33, navrée je suis en retard mais tu sais..." Brusquement, elle s'arrête, détourne le regard puis reprend d'une voix métallique...
"...Trop de monde ce soir dans les couloirs de la gare Saint-Lazare, Gaspard..."
Soudain, dans un souffle puissant Gaspard se retrouve plaqué au mur de la chambre. Sa montre se brise sur le crépis dans un bruit sec, il y jette un rapide coup d'oeil : l'heure indique 22h57. L'incompréhension se mêle à la peur, ses mains tremblent. Julie demeure immobile et impassible, la main sur le barreau. Gaspard est comme anesthésié, son corps est figé il ne peut presque plus bouger. Il hésite puis lentement, très lentement, encore plus lentement remonte son regard apeuré vers elle.
Un cri strident déchire la nuit de toute part, puis le hurlement s'achève dans un long râle et laisse la place chaude à un silence morbide.
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Il n'y a jamais de hasard gare Saint-Lazare.

10.08.2009

Joueuse

Je profite de la lenteur du mois d'août pour entamer une tentative d'épuisement d'un lieu parisien, d'un lieu pas si loin, d'un lieu pas si bien... Bref.
Afin de m'évader, je songe à ce superbe film Joueuse dans lequel je me suis plongée avec délice il y a peu. La petite salle de cinéma chaleureuse aux longs fauteuils de velours rouge était déjà une promesse accueillante et une belle entrée en matière. Les rares spectateurs s'installent et s'échangent les derniers regards.
Puis le silence, ensuite le noir. Les blancs commencent.
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Le pion
Souvenez-vous jadis, le pion était le mouton noir arbitre des cours de récré. Aujourd'hui rien n'a changé, le pion est la pièce la moins forte de l'échiquier et souvent vouée au sacrifice.
La tour
Pièce pouvant se déplacer horizontalement et verticalement (excepté celle de Pise).
Le cavalier
Le cavalier se déplace en L... d'où l'expression de l'opulente gourgandine un peu trop vite assiégée « dites-moi monsieur, cet empressement : ne serait-ce pas un peu cavalier ?! »
Le fou
Contrairement au cavalier, le fou ne peut pas sauter d'autres pièces et file tristement en diagonale.
Le roi
Il peut se déplacer où il veut mais d'une seule case à la fois, joli principe qui mérite réflexion...
La dame
Placée à côté du roi, la dame se déplace un peu comme elle le souhaite, avec parfois une souplesse étonnante. Je ne vais rien vous apprendre en vous disant qu'elle est la pièce la plus forte de l'échiquier...
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Dans ce film, on retrouve une Sandrine Bonnaire sensuelle et époustouflante de sincérité. Son jeu subtil se mêle au thème du film et la retenue dont elle fait preuve devrait en inspirer quelques unes...
Kevin Kline, un homme au jeu pesé, au cynisme intelligent et millimétré distille tout au long du film un charme certain qui, soudain, donne envie de reprendre quelques cours... Les personnages déstabilisent par leurs justesses, l'image est sublime. La musique envoûtante se déplace harmonieusement au-dessus de cet échiquier géant et vient sertir ce petit bijou cinématographique.
Est-ce que vous voyez à présent ce qu'il vous reste à faire ?
A vous de jouer.

09.08.2009

Reflex

En passant devant la divine vitrine du boulanger, faim.
Je prends la tangente adroite à côté d'un bosquet sec et je tente d'effacer très vite de ma mémoire la tentation des friandises tourbillonnantes. Nantes doit être jolie à l'heure qu'il est loin le temps de l'amer. Peu m'importe, je préfère la baie de Somme où jadis vous m'hypnotisiez de votre sommeil. Pour cette fois, je veux bien là fermer les yeux juste quelques minutes, le temps de me souvenir de tout. Cruelle gourmandise acidulée distillée, poison à retardement lent et violent que vous m'offriez comme le vent des thermes au terme du voyage, sachez que là encore je résiste pas à pas dans la neige et les froids.
En passant devant la glace, je garde la ligne que je m'étais fixée, ah mais risquée puérile en la demeure. Demeurez en moi après moi, jour après jours car vous le savez, la nuit grave... Face à la boulangerie de me voir si longue bâtarde en un mot pour un autre, l'autre interpelle mon reflet. C'est sans complexe, comme un vieux réflexe qu'il me faut parfois m'arrimer en ex. J'optai donc pour un bon vieux Reflex. Flexible comme la photographie d'une heure où le poids de senteurs interminables ramènent pile à la surface de mon esprit l'impatience ; sauvage fleur de lente heure...
Je crois me souvenir que vous sentiez diablement bon.
Posée, sage comme une image dès la première le son, manque plus que vous, Ducon.

podcast
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06.08.2009

C'était tant...

C'était en juillet, il ne s'est rien passé.
Il trouvait le temps long et avait le souffle court.
Sans maudire le silence, sans mot dire la séance.
Aveuglé de l'intérieur, dans l'espoir de ne plus les entendre.
Peu à peu, son chemin se traçait dans la pénombre de son état d'esprit. Il savait qu'il avait à oublier quand tant d'autres cherchaient à savoir...

C'était en juin, il se souvenait bien.
Compter lentement les pas sans jamais se dépasser.
Caresser les feuilles, déchirer les feuillets verts et grenats
S'endormir pour mieux se réveiller, c'était bien ça.
Il ne se doutait pas que le mois de mai était imparfait.

C'était en mai, mais nul jamais ne profitait des mets.
Faire ce qu'il lui plaît, il souriait devant sa plaie.
Déborder ses anomalies de construction, il prenait une effusion vers veines. Laisser infuser, boire encore l'amertume en attendant qu'elle s'allume. Renaissance des fleurs mauves comme chaque année.

C'était en avril, les prémices de la lumière tentaient une avancée.
Avancer vers lui sans détour, sans détourner l'ennui, la nuit.
Calculer sans problème, fractionner l'addition, se soustraire...
Avril roule comme au premier jour, la farce du poisson farci au poison.
Antidote incluse et introuvable perdue dans ses os troubles.

C'est en mars, rêveur en goguette sans troubler la fête.
Les planètes sont hostiles, il songe à une île songe à une il... songe.
Dans sa maison, la lune réfléchit à sa place au-dessus du miroir.
Refaire la ronde des comètes, refaire l'angle des tomettes couleur tomate. Arranger dans un tiroir la voie lactée avant qu'elle ne tourne...

C'était en juillet, il ne s'était rien passé.

21.07.2009

Ecrire et...

Parfois, il était très difficile d'écrire.
Les mots effrontés et hors de portée dansaient sournoisement devant ses yeux implorants mais ne posaient pas la moindre lettre vers lui.
Alors, dans un effort surhumain et inenvisageable pour son impatience légendaire, malgré tout : il attendait.

Il attendait.
Il attendait.
Il attendait...
Il attendait encore.

Oh l'envie était là ; toujours ponctuelle, presque autant que le besoin furieux et viscéral d'écrire. Malgré sa fenêtre ouverte, le vent se faisait immobile et silencieux comme complice des mots effrontés.
Une alliance diabolique, un complot, une vengeance, une malédiction ? 

Il attendait.
Il attendait, il attendait...

La pression lourde et étouffante de l'été dans la ville rendait la tâche plus délicate encore. Et puis sans prévenir un soir, dans un immense grondement émergeant des tréfonds inquiétants d'une terre aride et desséchée, d'un coup d'un seul, le ciel se déchirait d'un éclair aveuglant et fracassant.
Soudain, la veine éclatante, d'un blanc optique dans la nuit noire, venait cracher violemment de sa pointe électrisée quelques mots sur sa vieille feuille blanche cornée par le temps, tâchée par le café et gondolée par la pluie.

Enfin, il allait enfin pouvoir écrire et...
Parfois, il était très difficile d'écrire.

09.07.2009

Prince moi je rêve...

Photo 002b.jpg












(Doctor Prince & Mister Jackson - Arte)

Mon choix est fait...
podcast

Et vous, Mister Jackson ou Doctor Prince ?

07.07.2009

Une histoire deux photos

J'avais déjà évoqué ici cet exercice, lancé par Télérama, autour de deux photos de Robert Franck tirées du livre « Les Américains » et suite à sa belle exposition en mars dernier au Musée du Jeu de Paume à Paris. La règle du jeu : inventer une histoire en partant de la première photo et en arrivant à la seconde.
Le point de départ : paris1949.jpg








Le point d'arrivée : beaufort.jpg

Après quelques longs mois de suspens, maintenant que le palmarès est tombé et que je n'y suis pas, affaiblie je récupère ma petite histoire en vous la soumettant. Je rassemble péniblement mes forces et dans un dernier élan, une ultime révérence tête basse et nuque dégagée ; me voilà prête à lire avec dévotion et acceptation, sans mot dire, vos sentences. Je sens déjà, avec frayeur, le couperet final de vos critiques acerbes frôler ma plume tremblante...
(Bien entendu que je déconne). Dont acte.
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J'essaie d'être honnête mais parfois c'est tellement triste que je mens. Je m'en fous. Ma vie est aussi brumeuse que ce quai. Les affiches abîmées se décollent sous le vent. Soulevant dans un dernier souffle imprudent toutes mes douleurs et mettant à vif les emmerdes soigneusement enterrés depuis si longtemps. Le gris de l'air me prend le mien, me prend la main. J'agonise de cette existence fade, morne, noire et blanche comme un dimanche. Mon vieil imper en a vu d'autres. Je ne peux me retourner sur mon passé, il n'existe plus. Sauf peut-être ce samedi où elle posa sa bouche juste là. Paris, 1949. Les murs du caveau de la Huchette, où je venais parfois me perdre, suintaient le désir de vivre et le jazz prenait sa place, royale. Claude Bolling y faisait le début des beaux soirs. Le swing résonnait sur les briques biscornues. Les fourreaux lamés et indécents des choristes pulpeuses brillaient dans mes yeux. Puis elle entra. Un instant magique et coloré comme une parenthèse vive dans ma vie trop lente. La chevelure flamboyante de cette fille me faisait penser aux pin-up langoureuses qui trônaient sur des revues pas très catholiques planquées chez moi. Les jambes ciselées, croisées sur ses bas-couture, elle souriait de tout son corps irrésistible et imparfait en battant la mesure de son escarpin gracieux sans un mot, sans manière et sans se soucier des autres...

Elle avait l'élégance espiègle et l'enthousiasme gourmand. Je sentis comme une vague promesse lorsque ses yeux arrivèrent jusqu'au bar puis enfin, jusqu'à moi. Nous avons beaucoup parlé, trop sans doute. Françoise aimait le jazz et les Américains. Elle devait bientôt retrouver des amis sur ce continent lointain pour quelques mois, peut-être plus. Ca tombait mal. J'imaginais bien qu'avec des yeux pareils, les Américains allaient lui faire un gringue d'enfer. En fin de soirée, après quelques rares silences et quelques drinks, elle posa enfin ses lèvres framboise... sur le creux de mon poignet. Sa bouche déborda sur le revers de mon imper, elle s'excusa faussement dans un clin d'œil et fila danser dans un éclat de rire. L'alcool que j'avais ingurgité accentuait encore la vision floue et obsédante de ses doigts jouant de son foulard gris à son cou, que j'avais deviné parfumé d'effronterie. J'étais surtout ivre d'elle. Le lendemain matin, dans la brume matinale au parfum froid de gitanes sans filtre, agrippé au bar je repris mes esprits et mon imper tombé plus bas que terre, lui aussi. Un mal de chien à me relever. Dans la poche de mon imper, je trouvais une photo cornée d'une femme noire assise sur une chaise en vaste campagne, un corsage blanc, un sourire aux lèvres et la main sur la hanche, fière. Un modèle. La classe américaine. Au dos de la photo, un mot d'elle « Je suis certaine qu'un jour les Américaines vous feront du gringue... Françoise » Rien de plus. J'étais bouleversé. La choriste rangea ses partitions, s'approcha de moi puis posa doucement sa longue main vernie sur mon épaule et me dit avec un pur accent amerloque de ne pas m'en faire et que l'alcool n'était pas de bons conseils au matin. Tristement grisé, je repris mon errance dans ce quartier gris. Gris comme le paysage qui m'entoure depuis sa disparition brutale. Volatilisé le bel oiseau joli, sans un mot, sans manière et sans se soucier des...

05.07.2009

Gastrologie

Bélier
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : 12h20
Le mot de la semaine : porte
A retenir : bélier, mangez peu mais mangez bien.

Taureau
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : rouge
Le mot de la semaine : risotto
A retenir : taureau ailé foncez sur le buffet, y a de la salade de riz.

Gémeaux
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : métale
Le mot de la semaine : aurtograffe
A retenir : on ne dit pas gémeaux la la tête mais j'ai mal au crâne.

Cancer
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : samedi prochain
Le mot de la semaine : pince-oreille ou pince-fesse
A retenir : cancer évitez le crabe en boîte et les travers.

Lion
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : non
Le mot de la semaine : groooaaaww
A retenir : lion un petit coup de barre pour rugir de plaisir.

Vierge
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : devinez...
Le mot de la semaine : luxure
A retenir : vierge à table !

Balance
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : lundi (ou alors mercredi, quoique lundi...)
Le mot de la semaine : action
A retenir : balance entre la poire et le fromage. 

Scorpion
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
Le mot de la semaine : encore
A retenir : De la tête à la queue, etc.

Sagittaire

Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : oui
Le mot de la semaine : encore
A retenir : sagittaire avant de se resservir bien entendu.

Capricorne
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : trèfle à 4 feuilles
Le mot de la semaine : lundi
A retenir : Capricorne d'abondance... Vous prendrez bien du bon temps.

Poissons
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : jupiter
Le mot de la semaine : filet
A retenir : morue, maquereau, thon à volonté et un verre de vin qui éloigne le médecin (surtout lancé avec de l'élan), arête...

Verseau
Chiffre chance : 4 (pouvez pas faire comme tout le monde vous hein...)
Votre jour de chance : aucun pour la peine tiens.
Le mot de la semaine : dommage...
A retenir : le temps ne fait rien à l'affaire.

podcast

28.06.2009

La question de la devinette

Je précède la question de la devinette de cette petite mise en garde.
En ce dimanche matin éclairé par les premiers rayons matinaux d'un soleil encore adolescent, un petit prélude rosissant d'un niveau hautement recherché, voire même si j'osai (Garcia) hautement intellectuel, est bien nécessaire pour justifier ce qui va suivre, y compris le morceau musical...
Préférez-vous l'été, les taies ou les thés ?
podcast
(J'avais prévenu... A vous de jouer)

27.06.2009

Zapping, pong et racket

Un festival de chiffres se promène dans mes pensées en état d'émulsion dubitative. Un zapping version ping dans-ta-tronche ou pong oh-le-joli-rebond mais voyez plutôt.
Ping
400 000 euros la cérémonie sans droit de réponse à Versailles. Ping. Le SMIC augmente de 11 centimes de l'heure le voilà donc à un mensuel de 1 337,70 euros brut bien entendu. Ping. 29 300 euros les 6 000 exemplaires du livret d'adieux de Dati. Ping. Environ 3 000 chômeurs de plus par jour en France. Ping. 2 heures à Philippe Val pour virer Frédéric Pommier. Ping. L'ampleur des Free Hugs ; ces manifestations urbaines et pathétiques, où, à l'aide d'une pancarte explicative et implorante, l'on sert dans ses bras (façon amerloque) de parfaits inconnus pour apaiser une solitude chronique (et dans chronique, il y a...). Ping. Les contrôleurs dans les transports en commun sont en civils (et souvent pas très civilisés) pour augmenter leurs quotas d'amendes, beau métier. Ping. Pour sa première édition, la Shanghai Pride (Gay Pride en chinois) a été fortement perturbée par les autorités. Ping. Un conseiller du Pôle Emploi s'occupe en moyenne (...) de 90 chômeurs.

Bref, depuis que je sais que l'humour est la politesse du désespoir, c'est drôle mais j'ai de moins en moins envie de me marrer.
Quoique...
Pong
369 cinémas en France programment Coraline le petit chef d'œuvre d'Henry Selick. Pong. Le soleil revient, même furtivement. Pong. Libé retrouve sa verve d'antan et sa plume aiguisée. Pong. 4 femmes ont été choisies pour entrer au parlement Koweitien. Pong. 1 de moins chez TF hein et un de plus à l'OM. Pong. Les 14, 15 et 16 janvier, Jacques Dutronc sera au zénith à Paris. Pong. Du 15 juillet au 31 août (sauf week-ends), la SNCF propose (presque) tous ses billets à tarif réduit, prem's. Pong. Environ 10 minutes de silence (cumul) sur la journée de vendredi dans l'open space. Pong. Manger des brocolis est bon pour la santé, à raison de 5 fois par semaine. Pong. Le talentueux effronté Stéphane Guillon revient le 31 août sur France Inter. Pong. J'aime écrire et vous aimez lire (et inversement). Pong. Alice au pays des merveilles de Tim Burton c'est pour bientôt. Pong. Le soleil vient de se lever, encore une belle journée. Pong.
Bon, et puis si jamais vous voyez passer l'ami ricoré...
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20.06.2009

Lâcher des gonflés

L'envolée de CV ?
La fuite des cerveaux ?
J'me suis pas déballonnée.
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19.06.2009

Fin de grève

Fin de grève...?
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...Musique !
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16.06.2009

Grève éveillée

En grève, éveillée.revegenerale.jpg

 

 




 

10.06.2009

Chut...

A Chalons, Châteaubriant, Chinon, en Chine ou au Chili mais pas sur les Champs-Elysées ; chacun cherche à changer chaque chose...
Un choc. Une chambre. Chipoter la chair, Chopin ou Chomsky, chantonner la chamade au lieu de choisir chaussure à son pied, chaussette ou charentaise avec champagne, chablis, chardonnay ou chiroubles.
Bref, choisissez vos chéris chapeautés et chat botté dans ces chapitres.

Cheminot chauve en chemisette chamarrée cherche chipie chaleureuse bien roulée, avec des yeux charbonneux, pour un chemin sans train-train à Cherbourg.
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Charmante chanteuse chimérique cherche chat chic ou chihuahua pas chiant pour chansonnette chuintante à Chicago.
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Chignon italien bien chaloupé jolie chute cherche chouchou bleu champion du changement, des charrettes et du chifoumi pour chiffonnade de chef et challenge chauvin après Chirac.
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Chinois au chocolat cherche chausson aux pommes très chaud, sans le chou, pour chevauchement à Chantilly.
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Chiendent cherche chienlit sans chenilles pour cohabitation pas chère sous un chêne.
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Chienne de garde chargée par le chambellan cherche chaînes publiques à chavirer en chargeant des chaloupes vers le chômage.
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Chevauchée fantastique cherche chef d'orchestre avec chevalet et chérubin.
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Chevalier chancelant à travers champs cherche chrétienne chaste.
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Chagrin chuchoté aux chandelles cherche chance.
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Charlatan cherche chimiste pour check-up.
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Chambre froide cherche charcutier.
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Chaton cherche chewing-gum.
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Chien chaud cherche chips.
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Charabia cherche charade.
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Cheveu cherche charlotte.

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09.06.2009

Ritournelle ritournelle...

Encore un jour dans l'immense ruche riche en greluches lourdes comme des bûches et en cruches mal brisées.
Encore un jour dans l'arène où, sans couronne, la reine s'époumone et s'entraîne sans traîne à mépriser les sujets mal traités.
Encore un jour dans ce monde téléphage où l'image se cogne inlassablement à l'absurdité et ricoche sur des vagues tsunamiques gonflées de mots inutiles déversés ça et là, hélas...
Encore un jour sans ta voix.
Encore un jour où ils vont hurler puisqu'ils n'ont strictement rien à dire.
Encore un jour où le silence ne verra le jour qu'à la tombée de la nuit...
Encore combien de nuits ?

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06.06.2009

Bandits de grand chemin

Tiens tiens les revoilà...
Les cols amidonnés, les pompes nickels des pieds nickelés, lassés des faits.
C'est le retour des sourires colgatés pourris au discours formaté et regorgeant de mots d'aiguisés.
Le cœur régulier sous la chemise ajustée et en face l'autre à jouter.
Et puis l'arbitrage des instituts de ponçage qui lissent consciencieusement les chiffres d'usage et font de la neutralité sage ; un vieil adage éculé celui du trucage...

Chez 20 minutes, 11% n'est pas 11%... (source)
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Les partis sans laisser l'adresse, le parti pris et le pouvoir aussi, là ça jouit.
Les fourberies de galopins main dans la main avec une cour avare décomposée de misanthropes maquillés en bons samaritains, médecin malgré lui contre malade imaginaire... Mais que diable allait-il faire de nos galères ?

Les âmes à léguer et les faux débats imbriqués, enjeux de construction du tout à l'égo. Les inutiles, les futiles, les pernicieux, les ambitieux, les usités, les dépassés, les utopistes, tous en piste...
De toutes les couleurs, l'arc-en-ciel des voleurs qui échangent pains de campagne et querelles de clochers tremblent de mal sonner.
Voici venue la sempiternelle saison de la danse macabre du plus beau... Pan.

Aujourd'hui et en attendant : valsons encore pour conjurer l'essor, dégustons et embrassons-nous en corps en corps, frôlons-nous dehors sous ma robe en coton et puis demain : votons.

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01.06.2009

Tout nouveau tout beau

Par ce temps beau comme un camion. C'est nouveau, le ciel fait le beau.
Pour mes beaux yeux, revoilà les beaux jours : les nouveaux nés.
Nos échanges mouvementés restent au beau fixe. Rien de nouveau.
A la sortie des Beaux-Arts, nouveau venu vous marchiez au hasard.
Je me suis retournée à nouveau ; que c'était beau vous de dos. 
Et là, que faites-vous de beau, incorrigible voyageur au beau de la nuit.
Entouré de beau monde, vous avez beau parler, parler, parler, par...
Rien ne vaut le silence parfois, vous savez... Beau comme un dieu. 
Et qui sait peut-être qu'à nouveau, par la douceur de la plume...
Un beau matin serons-nous encore une fois dans de beaux draps.
Vu de la lune, ce serait bien trop beau... N'est ce pas ?

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