28.02.2009
Alain prudence
Longtemps que je voulais écrire sur ce génie de la musique et de l'écriture.
Je n'ai jamais osé tellement que je l'aime...
Que pouvait-on lire de la noirceur de ses silences ?
Que pouvait-on écrire après sa plume déchirante ?
Que devait-on dire après avoir effleurer sa mélancolie ?
Je n'ai pas les réponses.
Longtemps que j'écoute ce grand très grand Monsieur talentueux (qui vient d'obtenir 3 victoires de la musique) originaire de l'est de la France (comme moi) d'où la naïve impression, la sensation illusoire peut-être d'un rapprochement...

1981. Roulette russe. Dans cet album, la légendaire Gaby qu'est-belle-comme-un pétard-qu'attend-plus-qu'une-allumette...
Le 45 tours résonnait dans mon mange-disque orange portable. Il y avait aussi ce petit bijou...

1989. Novice. L'album bien abouti et qui du coup porte très mal son nom. Un morceau en particulier a toujours marqué mon attention et me fait penser à un étrange manège déserté, au ralenti, entre chien et loup, étrange été...

1991. Osez Joséphine. Sans doute le plus sexué des albums, déjà pour la jolie photo de Mondino sur la pochette. Ensuite pour cette célèbre chanson d'une pureté aérienne et qui reste une de mes favorites durant laquelle mes glandes lacrymales ne résistent jamais (je cherche un Kleenex et je reviens...)

1994. Chatterton. Je vous conseille d'écouter une bonne dizaine de fois chaque morceau pour en saisir les subtilités du jongleur de mots, cet équilibriste du mot-valise, ce funambule du double langage...
« Des filles à lever, des défis à relever... »
« Des prix des cernes et... à tes yeux...»
Allez on y va, à perte de vue...

1998. Fantaisie militaire. Ce n'est pas la première fois que Monsieur Bashung nous réconcilie avec le slow. Mais si, rappelez-vous ce truc pour rapprocher les corps pendant trois minutes trente. Cet album en contient un magnifique. Ce sublimissime morceau de quatre minutes trente trois (cool, un peu de rab'), malaxe...

2002. L'imprudence. L'album le plus sombre où Bashung donne l'impression de se perdre dans ses mots au quinzième degré, que les notes effrontées s'échappent alors que tout est millimétré dans une mélancolie sans bornes. L'âme est touchée. On se régale et on susurre :
à l'avenir laisse venir, l'imprudence...

Et puis, le dernier album tout chaud bleu pétrole avec sa Vénus.
Un dernier mot sur lui, allez le voir en concert...
La visite guidée s'arrête ici, M'ssieurs Dames, pour finir je vous propose un dernier trouble : Vénus issue du dernier album de l'Artiste que vous pouvez déguster sur place juste là-haut à droite, en plein air...
23:35 Publié dans Notes de musique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, bashung, olympia, concert, paris
27.02.2009
Bachelot, ma non troppo
Roselyne Bachelot nous prépare un livre sur Verdi et espère pouvoir le finir avant la fin de l'année 2009...
Comme quoi les 35 heures, ca laisse du temps pour peaufiner ses talents d'écriture (ou pas) et faire avancer les réformes (ou pas).

11:20 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, verdi, politique, farce
23.02.2009
Barbie au pouvoir
Au début du mois de février, les visiteurs du Salon International du Jouet à Nuremberg ont pu se réjouir de l'arrivée d'une invitée de marque :
une Barbie à l'effigie d'Angela Merkel (en modèle unique pour le salon).
La société Mattel précise qu'une nouvelle gamme de poupées -femmes politiques- pourrait arriver sur le marché. Le représentant de l'entreprise ajoute qu'Angela Merkel représente, je cite : "la réussite dont nous rêvons toutes".
Ah...
(Selon des sources concordantes, Ken se réjouit moins...)

17:05 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, barbie, poupée, merkel, ken, humour, politique
Haute-Fidélité
08:10 Publié dans Notes de musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, clin d'oeil, paris, gainsbourg, cinéma, poésie, jeu
22.02.2009
Zero7 pointé
Zero7 n'est pas un simple groupe anglais de pop électro gentillette.
L'aventure des deux compères (Henry Binns et Sam Hardaker) commence par une bonne farce.
En 1997, Henry et Sam, employés au studio Rak, croisent la route du producteur Nigel Godrich. Ce dernier, visiblement adepte de gaudriole et accessoirement producteur de Radiohead, propose en douce à nos deux ingénieurs du son, les bandes de Climbing up the walls pour voir ce qu'ils ont dans le ventre...
Quand les deux loulous rendent à Nigel Godrich la chanson remixée par leurs soins, il arrête de se marrer et la propose au groupe Radiohead, qui épaté par la nonchalance du down-tempo, la pose en face B de Karma Police, la voici ici.
(Encore un morceau à s'échanger des chewings-gums ça...)
OK Computer, l'album magistral de Radiohead a le succès tsunamique qu'on lui connaît et voilà Zero7 au devant de la scène électro, trip-hop, down-tempo et j'en passe.
Fastoche.
Toujours bien entourés, et notamment par leur muse Sia Furler dont vous pouvez, en cliquant sur le lien ci-dessous, écouter The Pageant of the Bizarre et apprécier les variations de sa voix langoureuse, captivante et d'une sensibilité palpable.

Zero7, alors pourquoi ce nom.
De mauvais élèves à l'école ?
Des nostalgiques de James Bond ?
Que nenni.
Zero7, c'est beaucoup plus simple ; c'est le nom de leur bar favori en Amérique du Sud (j'ai perdu l'adresse, désolée...).
Huit ans après leur premier album -et les trois suivants- dont le sublime The Garden, on attend avec une impatience à peine dissimulée la suite des évènements, de diou !
Pour tenir le coup, voici un de mes morceaux favoris.
Enjoy and throw it all away (façon de parler...) Try talking to you... While you do...
15:00 Publié dans Notes de musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, zero7, note, radiohead, chewings-gum
20.02.2009
Fessebook
Il y a quelques jours, devant une tasse de thé tiède, lors d'une discussion à bâtons rompus, X. me posa cette question terrible :
« Pourquoi n'es-tu pas sur Fessebook ?»
Sur le moment, je fus assez dépourvue d'argumentaire et ma réponse fut brève et limitée : "euh je ne sais pas..." puis, quelques temps plus tard avec un peu de recul et amusée par un article dans Libé sur ce lieu communautaire, je me suis mise à réfléchir un peu sur le sujet.
Bon, tout d'abord il est vrai que, virtuellement parlant, j'ai déjà tout ce qu'il faut ; ce blog pour m'exprimer et myspace pour écouter, découvrir, partager.
Ce qui fait déjà beaucoup (même peut-être déjà un peu trop).
Effectivement, je prends soin de ne pas me transformer au fil des jours en accro du virtuel n'en déplaise à mes innombrables lecteurs réguliers qui trépignent lorsque je ne poste pas suffisamment et que, d'un coup d'un seul, leur petit déjeuner est gâché par votre humble serviteuse qui s'évertue pourtant à publier dès qu'elle le peut quelques bafouilles servies sur un plateau avec une jolie petite coiffe blanche, un canif dans la poche, un sourire en coin et un torchon sur la manche...
Eh bien qu'on s'le dise : c'est pas tous les jours dimanche !
Revenons à nos moutons, d'ailleurs sur Fessebook France, ils sont 6 763.
Excusez-moi, je me trompe ; ce chiffre est le nombre de membres du groupe « Combien de skieurs sommes-nous en France ? »
...
En octobre dernier, il y avait 4 millions d'utilisateurs français sur Fessebook.
Je décide donc :
-d'aller faire un tour sur ce site,
-de voir ce qu'il s'y trame,
-de répondre à X.
-de poster mes impressions pour faire plaisir à tout le monde.
Dans mon Libé de ce matin, le journaliste Alexandre Hervaud parle du petit scandale du moment : les Conditions Générales d'Utilisations (CGU) plus que louches de Fessebook (CGU permettant au dirigeant d'utiliser comme bon lui semble toutes les publications sans autorisations même après désinscription, la classe américaine quoi...).
Le rédacteur achève brillamment et avec panache son article, je cite :
« A titre d'exemple, les 155 256 membres du groupe « Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l'escalator » n'ont guère fait preuve d'utilité face au problème crucial qu'ils dénoncent. »
Une raison de plus d'aimer Libé ; leur humour.
Mon intuition du départ commence à se confirmer, cet endroit ne m'attire pas...
Poursuivons...
Déjà riche de deux groupes fortement intéressants que je vous remémore :
- Combien de skieurs sommes-nous en France ?
- Contre les cons qui restent immobiles à gauche sur l'escalator
Vous allez me dire que je suis mauvaise langue et qu'il y a multitudes de groupes beaucoup plus intéressants, enrichissants, utiles et passionnants sur Fessebook...
Que l'on y retrouve des amis tout en s'en faisant d'autres et en "poguant" (?) des mots sur le "mur" (?) et blablabla...
Bref, après quelques recherches, je dois avouer que le choix qualitatif des groupes ne faiblit pas, bien au contraire...
Ravie de mes deux trouvailles pentues (cf plus haut en vert) : neigeuse d'une part et mécanique d'autre part, je farfouille encore plus loin pour dénicher quelques exemples beaucoup plus pertinents, et vous offrir la fine fleur, la crème de la crème, le must du raffinement (encore mieux que les soirées de l'Ambassadeur avec ou sans Ferrero Rocher mais avec quelques Mon Chéri quand même).
Vous allez voir à défaut de pentes, on atteint des sommets.
Sans plus attendre, voici ce florilège de groupes Fessebook hautement intellectuel :
- Ceux qui choisissent toujours la mauvaise queue au supermarché
- Mange un castor, tu sauveras un arbre
- J'arrive à ranger mon Vélib' dans la borne sans poser le pied parterre
- Je déteste les gens qui s'asseyent à côté de moi dans le bus
- On ne chie pas impunément dans un plat à tajine
- Toi aussi tu as des origines belges et tu assumes
- Rien à foutre de la grève, j'ai acheté un A380
- Fessebook ou l'art de l'inutile (non celui-là n'existe pas dommage)
Je n'invente rien (ou presque).
Voilà, je crois que ces informations se suffisent à elles-mêmes.
Pour finir, je confirme donc que vous ne m'y verrez pas.
Fessebook je m'assieds dessus (comme son nom l'indique).

22:20 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, libération, inutile, virtuel, paris, france, univers, fesse, book
17.02.2009
Coupe au carré
-JE VOUS COIFFE COMMENT ?!
-En silence.
-...

(c'est vrai ça, faut toujours que ça jacte une coiffeuse...)
00:00 Publié dans Vues d'ici | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, photo, photographie, paris, observatoire, coiffure
14.02.2009
Let's fall...
10:40 Publié dans Notes de musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, jazz, diana krall, sunside, paris
12.02.2009
Slumdog millionaire
Question à 1 000 roupies :
"Mais comment Jamal, enfant perdu de Mumbaï, va t-il bien pouvoir faire pour empocher vingt millions de roupies au jeu "Qui veut gagner des millions ?"
A- Il va tricher... C- C'est un génie...
B- Il va avoir de la chance... D- C'est écrit...
Vous découvrirez la réponse à une minute de la fin du film ou mieux encore : elle se dévoilera lentement à doses homéopathiques et, dans un suspens insoutenable, distillera dans vos logiques de pernicieux doutes tout au long de ce film rapide, bruyant et coloré.
Bruyant et coloré comme le bidonville de Mumbaï dans lequel Jamal va grandir survivre. Le héros est interprété par Dev Patel, jeune acteur touchant et charmant né en 1990 (oui je sais, ça calme) qui a été rendu célèbre grâce à la série Skins. Série adorée par la fille du réalisateur Danny Boyle.
Ceci expliquant cela...
Le film croise habilement la vie de ce gamin (d'une dureté et d'une cruauté absolue) et les fameuses questions du jeu auquel il va participer.
Ceci expliquant cela...
Mais pourquoi Jamal s'est-il lancé dans cette aventure télévisuelle ?
Pour l'argent ? Du tout, du tout. Que nenni.
Un indice chez vous : nous sommes à Bollywood donc l'amour gouverne !
Ceci expliqu... Bref.
A noter également, l'équivalent de notre Foucault à nous (non pas Michel, ni le pendule mais Jean-Pierre) magistralement interprété par Anil Kapoor. Ce dernier est encore plus magistral dans la vie puisqu'il a fait don de l'intégralité de son cachet à l'ONG Plan, association caritative qui défend la cause des enfants dans son pays et dont il est le parrain, la classe.
Ce film est admirablement réalisé par Danny Boyle ; réalisateur du sublime Petits meurtres entre amis, de l'étrange Trainspotting et du brillant Sunshine (pour ne citer que mes préférés...).
Slumdog millionnaire a fait une méchante razzia avec dix nominations aux prochains Oscars et a tout pété aux Golden Globe Awards, voyez plutôt :
-Meilleur réalisateur (D. Boyle)
-Meilleur film dramatique
-Meilleur scénario (S. Beaufoy)
-Meilleure musique de film (A.R Rahman)
Rahman, non pas Susheela Raman, monsieur le vendeur de la FNUC !
Allah Rakha Rahman, LE compositeur indien de musique de films qui a vendu à la (grosse) louche de curry (oui je sais c'est fastoche et alors ?!) la bagatelle de deux cent millions d'albums et qui collectionne les récompenses comme moi les boules neigeuses, c'est dire...
Vous trépignez d'impatience ? Alors voilà bien plus qu'un extrait de son oeuvre.
Deux extraits.
Le premier morceau est tiré de la BO Bombay et je défie quiconque de ne pas avoir une poussière de curry (...) dans l'oeil à l'arrivée des cordes...

Vous allez me dire que ce morceau vous rappelle quelque chose...
Je vais vous rafraîchir (c'est le cas de le dire...) la mémoire.
Ce thème a aussi été utilisé ici.
Un second morceau et cette fois-ci extrait de Slumdog millionaire :

Régalez-vous et bon voyage.
Moi j'y retourne, c'est écrit...

00:25 Publié dans Salles obscures | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, cinéma, slumdog millionaire, paris, bombay, musique
05.02.2009
The Stranglers - Part V
A l'épo... Il y a quelques heures, j'écoutai ça...

Avec ce profil là, à cet endroit là...
Vous noterez en première partie les Kim Novak que je vous recommande encore et toujours...(Bravo encore Messieurs, vous avez assuré autant qu'eux...)
No more heroes ? Mon oeil...

PuNk's nOt DeAd
Never mind the... Never mind.
The End.

Hugh Cornwell
23:55 Publié dans Notes de musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, musique, photo, concert, stranglers, paris, no more heroes




