21.07.2009
Ecrire et...
Parfois, il était très difficile d'écrire.
Les mots effrontés et hors de portée dansaient sournoisement devant ses yeux implorants mais ne posaient pas la moindre lettre vers lui.
Alors, dans un effort surhumain et inenvisageable pour son impatience légendaire, malgré tout : il attendait.
Il attendait.
Il attendait.
Il attendait...
Il attendait encore.
Oh l'envie était là ; toujours ponctuelle, presque autant que le besoin furieux et viscéral d'écrire. Malgré sa fenêtre ouverte, le vent se faisait immobile et silencieux comme complice des mots effrontés.
Une alliance diabolique, un complot, une vengeance, une malédiction ?
Il attendait.
Il attendait, il attendait...
La pression lourde et étouffante de l'été dans la ville rendait la tâche plus délicate encore. Et puis sans prévenir un soir, dans un immense grondement émergeant des tréfonds inquiétants d'une terre aride et desséchée, d'un coup d'un seul, le ciel se déchirait d'un éclair aveuglant et fracassant.
Soudain, la veine éclatante, d'un blanc optique dans la nuit noire, venait cracher violemment de sa pointe électrisée quelques mots sur sa vieille feuille blanche cornée par le temps, tâchée par le café et gondolée par la pluie.
Enfin, il allait enfin pouvoir écrire et...
Parfois, il était très difficile d'écrire.
23:10 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écrire, écriture, éclair, impatience, orage, paris, été
09.07.2009
Prince moi je rêve...

(Doctor Prince & Mister Jackson - Arte)
Mon choix est fait...

Et vous, Mister Jackson ou Doctor Prince ?
23:20 Publié dans Télé(ma)vision | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, arte, télévision, prince, mickael jackson, musique, vidéo, programme
07.07.2009
Une histoire deux photos
J'avais déjà évoqué ici cet exercice, lancé par Télérama, autour de deux photos de Robert Franck tirées du livre « Les Américains » et suite à sa belle exposition en mars dernier au Musée du Jeu de Paume à Paris. La règle du jeu : inventer une histoire en partant de la première photo et en arrivant à la seconde.
Le point de départ : 
Le point d'arrivée : 
Après quelques longs mois de suspens, maintenant que le palmarès est tombé et que je n'y suis pas, affaiblie je récupère ma petite histoire en vous la soumettant. Je rassemble péniblement mes forces et dans un dernier élan, une ultime révérence tête basse et nuque dégagée ; me voilà prête à lire avec dévotion et acceptation, sans mot dire, vos sentences. Je sens déjà, avec frayeur, le couperet final de vos critiques acerbes frôler ma plume tremblante...
(Bien entendu que je déconne). Dont acte.
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J'essaie d'être honnête mais parfois c'est tellement triste que je mens. Je m'en fous. Ma vie est aussi brumeuse que ce quai. Les affiches abîmées se décollent sous le vent. Soulevant dans un dernier souffle imprudent toutes mes douleurs et mettant à vif les emmerdes soigneusement enterrés depuis si longtemps. Le gris de l'air me prend le mien, me prend la main. J'agonise de cette existence fade, morne, noire et blanche comme un dimanche. Mon vieil imper en a vu d'autres. Je ne peux me retourner sur mon passé, il n'existe plus. Sauf peut-être ce samedi où elle posa sa bouche juste là. Paris, 1949. Les murs du caveau de la Huchette, où je venais parfois me perdre, suintaient le désir de vivre et le jazz prenait sa place, royale. Claude Bolling y faisait le début des beaux soirs. Le swing résonnait sur les briques biscornues. Les fourreaux lamés et indécents des choristes pulpeuses brillaient dans mes yeux. Puis elle entra. Un instant magique et coloré comme une parenthèse vive dans ma vie trop lente. La chevelure flamboyante de cette fille me faisait penser aux pin-up langoureuses qui trônaient sur des revues pas très catholiques planquées chez moi. Les jambes ciselées, croisées sur ses bas-couture, elle souriait de tout son corps irrésistible et imparfait en battant la mesure de son escarpin gracieux sans un mot, sans manière et sans se soucier des autres...
Elle avait l'élégance espiègle et l'enthousiasme gourmand. Je sentis comme une vague promesse lorsque ses yeux arrivèrent jusqu'au bar puis enfin, jusqu'à moi. Nous avons beaucoup parlé, trop sans doute. Françoise aimait le jazz et les Américains. Elle devait bientôt retrouver des amis sur ce continent lointain pour quelques mois, peut-être plus. Ca tombait mal. J'imaginais bien qu'avec des yeux pareils, les Américains allaient lui faire un gringue d'enfer. En fin de soirée, après quelques rares silences et quelques drinks, elle posa enfin ses lèvres framboise... sur le creux de mon poignet. Sa bouche déborda sur le revers de mon imper, elle s'excusa faussement dans un clin d'œil et fila danser dans un éclat de rire. L'alcool que j'avais ingurgité accentuait encore la vision floue et obsédante de ses doigts jouant de son foulard gris à son cou, que j'avais deviné parfumé d'effronterie. J'étais surtout ivre d'elle. Le lendemain matin, dans la brume matinale au parfum froid de gitanes sans filtre, agrippé au bar je repris mes esprits et mon imper tombé plus bas que terre, lui aussi. Un mal de chien à me relever. Dans la poche de mon imper, je trouvais une photo cornée d'une femme noire assise sur une chaise en vaste campagne, un corsage blanc, un sourire aux lèvres et la main sur la hanche, fière. Un modèle. La classe américaine. Au dos de la photo, un mot d'elle « Je suis certaine qu'un jour les Américaines vous feront du gringue... Françoise » Rien de plus. J'étais bouleversé. La choriste rangea ses partitions, s'approcha de moi puis posa doucement sa longue main vernie sur mon épaule et me dit avec un pur accent amerloque de ne pas m'en faire et que l'alcool n'était pas de bons conseils au matin. Tristement grisé, je repris mon errance dans ce quartier gris. Gris comme le paysage qui m'entoure depuis sa disparition brutale. Volatilisé le bel oiseau joli, sans un mot, sans manière et sans se soucier des...
12:04 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, paris, jeu de paume, robert franck, photo
05.07.2009
Gastrologie
Bélier
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : 12h20
Le mot de la semaine : porte
A retenir : bélier, mangez peu mais mangez bien.
Taureau
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : rouge
Le mot de la semaine : risotto
A retenir : taureau ailé foncez sur le buffet, y a de la salade de riz.
Gémeaux
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : métale
Le mot de la semaine : aurtograffe
A retenir : on ne dit pas gémeaux la la tête mais j'ai mal au crâne.
Cancer
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : samedi prochain
Le mot de la semaine : pince-oreille ou pince-fesse
A retenir : cancer évitez le crabe en boîte et les travers.
Lion
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : non
Le mot de la semaine : groooaaaww
A retenir : lion un petit coup de barre pour rugir de plaisir.
Vierge
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : devinez...
Le mot de la semaine : luxure
A retenir : vierge à table !
Balance
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : lundi (ou alors mercredi, quoique lundi...)
Le mot de la semaine : action
A retenir : balance entre la poire et le fromage.
Scorpion
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
Le mot de la semaine : encore
A retenir : De la tête à la queue, etc.
Sagittaire
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : oui
Le mot de la semaine : encore
A retenir : sagittaire avant de se resservir bien entendu.
Capricorne
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : trèfle à 4 feuilles
Le mot de la semaine : lundi
A retenir : Capricorne d'abondance... Vous prendrez bien du bon temps.
Poissons
Chiffre chance : 3
Votre jour de chance : jupiter
Le mot de la semaine : filet
A retenir : morue, maquereau, thon à volonté et un verre de vin qui éloigne le médecin (surtout lancé avec de l'élan), arête...
Verseau
Chiffre chance : 4 (pouvez pas faire comme tout le monde vous hein...)
Votre jour de chance : aucun pour la peine tiens.
Le mot de la semaine : dommage...
A retenir : le temps ne fait rien à l'affaire.

21:40 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, astrologie, gastrologie, indigeste, paris, vent, écriture, horoscope, signes, dutronc, daho


