01.09.2009

Et pluie puis rien

Le vent chaud fixe les feuilles étoilées des platanes desséchés. Le piéton taille haute taille la route, tête basse, et rampe au ralenti. Les voitures aussi. Le vélo plaque le fondant bitume et avec le cycliste moite ça colle bien. La rue transpire son été. Le macadam porte bien son nom et s'évente outrageusement des jupes légères des dames bien vêtues. Les glaces impudiques en cornet expirent sur les poignets malhabiles des enfants gourmands. Le cake fait la tronche. Les parfums capiteux capitule dans la capitale et même jusqu'à la place du capitole. La fraise se meurt, vive la fraise. Sous le cagnard, le canard découvre l'extase à une lettre près. Le connard en revanche, fidèle à lui-même, prend tout au pied de la lettre. Les doigts de pieds vernis dansent libres dans les sandales bridées. La terre entière se ride de douleur, assoiffée. Le paysage éblouissant frime de sa superbe clarté devant des millions de lunettes de soleil intimidées et qui observent en douce. La moiteur des cœurs favorise le rapprochement des corps. Les murs travaillent sans faille et Pierre sue à grosses gouttes...
Goutte, goutte, goutte, Gouttes, GOUTTES, GOUTTES et pluie... plus rien.
podcast

(photo à suivre, le temps d'aller sous la flotte et de revenir...)

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Commentaires

Et pluie, c'est tout !

Ecrit par : JEA | 01.09.2009

je n'en pluie plus

Ecrit par : Franck | 01.09.2009

@JEA
Pluie tôt sera le mieux.

@Franck
"Pluie saignante dans le Bo Bun"
(Tiens, pas mal comme titre de polar...)

Ecrit par : Mademoiselle C. | 01.09.2009

ça raconterait l'histoire d'un genre de Bonnie & Clyde du 3ème millénaire embarqués dans une croisade impossible : débarrasser cette satanée ville de ses satanés cons. ça promet un paquet de volumes.
bon, je sors la Remington.

Ecrit par : Franck | 01.09.2009

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