29.09.2009

Injure sans toi...

Muet, ton Blackberry dernier cri ne quitte pas ta ceinture. Dans ton sourire de fracture, tu songes à tes capitaux futurs. Eructant tes mots brouillés par la friture, le doigt érigé vers l'azur, tes promesses de traître manquent cruellement d'allure. Même avec mauvaise mine, tu fais toujours bonne figure ; le nez dans les mixtures des soirées de luxure avec mauvais goût et vraie fourrure. Inventif, tu vas nous montrer de quel bois tu te chauffes, mais de ce chêne somptueux tu n'es que sa pauvre lasure. Tes folles aventures bafouillées de fissures, une existence obscure et inventée que tu projettes sur les murs, alors que le dimanche, comme un branque, tu briques ta belle voiture. Tu milites comme tu peux dans un vague parti en vogue en te prenant pour un influent, c'est sûr ; un dur doté d'une vraie posture. Hypnotiques logorrhées épistolaires dans lesquelles tu te perds à rassembler du vide pour éviter de vivre. Jouer au paon de grande envergure, petit oisillon de mauvais augure, négligeant l'autre bien sûr en lui crachant à la figure et en détournant le regard dans une éclaboussure. Nabot, ton habit est comme il se doit ; sur mesure. Tu étouffes étriqué dans la doublure indomptable de ton costard basse couture. Ton destin de raclure t'échappe aveuglé par de multiples et brillantes fioritures. Ta bouche n'est que morsure, ton regard du cyanure et ton âme ; une moisissure. Tu prônes la liberté, promoteur de l'ouverture mais hélas ce n'est pas encore la bonne conjoncture. Tes lapsus camouflent grossièrement tes grasses nourritures. Ta vie n'est que salissures, tes amours de pâles blessures. Ton reflet que tu imagines grande peinture n'est en fait que petite devanture. Ton corps toujours planqué dans une armure, tes sentiments froids au chaud derrière tes interminables clôtures.
Malgré tout, il arrive parfois que mon esprit se souvienne de toi, qui lui ressemble un peu je te jure, et lentement ma pensée se retourne sur ton sourire de torture... de tes commissures dans la nature, de la douceur de ton murmure, de ton odeur impure ou au contraire de fraîche confiture et puis de ton image qui, malgré moi, perdure...
Mais je sais qu'on ne badine pas avec les murs.pasdanslaneige.jpg



Injure sans toi est injure perdue.
podcast

 

 

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://despenseessanscompter.hautetfort.com/trackback/2394367

Commentaires

Comme vous y allez fort avec notre président !

Ecrit par : emily | 01.10.2009

ça manque de confiture (et de mûres, bien sûr)

Ecrit par : Franck | 02.10.2009

@emily
Comme vous y allez fort en interprétation.

@Franck
Manque de pot.

Ecrit par : Mademoiselle C. | 02.10.2009

Vous jouez le sang sûr contre la censure. Je vous suis.

Ecrit par : Chr. Borhen | 07.10.2009

@Christophe Bo.
Jolie bouture !

Ecrit par : Mademoiselle C. | 07.10.2009

qui aime bien chatie bien... Beau texte !

Ecrit par : des pas perdus | 14.10.2009

@ des pas perdus
Il paraît... puis disparaît, un vrai magicien.
Merci !

Ecrit par : Mademoiselle C. | 14.10.2009

Ecrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.