12.08.2007
Monsieur...
Monsieur,
En réponse à votre lettre postée ici même..
J'ose prendre mon élan, ma plume et mes plus vives émotions intactes malgré le temps passé, pour vous exprimer par écrit cette fois, la furieuse empreinte que vous laissez à chacun de vos trop brefs passages.
Emue par tant de puissants sentiments, vos mots frôlent chaque grain de ma peau pâle. Je lis et relis vos missives sans cesse.
Sans cesse, comme lorsque nos corps se retrouvent, s'enlacent et jamais ne se lassent. Je vous enlace, je vous prélasse et vous embrasse du plus haut de mon âme enfiévrée par tant de profonds et inédits ressentis.
Et lorsque bientôt, dans un croisement nos regards débordants d'appétits hurleront dans le silence notre désir fou à jamais inassouvi : nos bouches délicieuses et impatientes prendront le relais dans une danse vive, destructurée et brumeuse... Plus profond et plus dense comme le ciel de ce soir...
Je chasse l'idée de distance, vous êtes si près de moi, chaque seconde et même entre...
Entre chien et loup, vous vous dévoilez parfois, et avouez votre émoi.
Et moi, je suis posée à vous attendre, tendre et osée.
Et surtout, vivez mon sauvage !
Emplissez-vous, imprégnez-vous de toutes les couleurs, de tous les désirs et revenez déverser en moi la saveur de vos liqueurs amères et lointaines.
Oui, mon chair, toujours je lève mon verre comme je vous lève mes jupes..
(je rougis un peu en écrivant cela)
Tremblons par avance de nos sublimes et vives étreintes à venir.
Rions encore, comme la dernière fois à l'auberge de nos voisins idiots et envieux de nos inacessibles délices complices.
Eveillons enfin à nouveau nos corps mélangés par une fièvre sans fin et si intense que les éléments même, n'oseront se déchaîner devant tant de force et de vigueur...
A la revoyure, comme vous dites, mon bel adorable et sachez que mes pensées rejoignent les vôtres de ce pas.
Votre intarissable et subtile imagination se chargera de développer ce qui doit l'être !
Mes hommages enlacés, mon admirable.
Bien à vous.
Votre charmante.

19:00 Publié dans Correspondances | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Mademoiselle...
Mademoiselle,
Ces quelques lignes afin de vous exprimer mon plus profond respect pour votre classe naturelle et vos écrits fabuleux.
Oui, vous surpassez bien des gueuses ici bas et vos yeux presque clos sont aussi lumineux et profonds que la nuit noire est silencieuse..
Vous me devancez, oui.
En effet, mes yeux, que le ciel ombrageux d'un hiver interminable ont rendu gris et qui, le printemps arrivant, se mélangeront d'un bleu mélancolique et violent, ne sont rien face à votre puissante et inénarrable élégance...
Votre verve n'a d'égale que la mienne dans mes plus belles envolées.
C'est dire..
Vote musique me chuchote d'un air lascif des accords majeurs et votre portée m'emporte...
Désarmez-moi encore de votre sourire délicat qui poignarde sans fin mon estomac avide de vos baisers..
Et votre bouche si joliment ourlée est une invitation aimantée...
Vos cruelles absences ne sont que le reflet de votre envie effrénée et de votre soif de me boire.
Trinquons ma mie (une fois n'est pas coutume !) et levons nos verres, élevons nos vers : nos rimes n'en seront que plus claires.
Sauvage douceur sensuelle, votre indicible aura m'encercle et m'étreindra peut-être un jour...
Et lorsque nos hanches se frôleront, se cogneront, l'étincelle de nos souffles rapides rythmera le va-et-vient infini de notre foudroyant désir..
A la revoyure ma chair belle et tendre et sachez que mon départ imminent me pousse à vous faire part cette nuit de mon désir jusqu'alors inavoué, de mes songes les plus rares, mes baisers les plus chastes et mes pensées les plus osées...
Comme une alternance de douceur et de brutalité à la gloire de votre beauté.
Mes hommages les plus secrets, ma muse charmante.
Bien à vous.
Votre sauvage.

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